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Scénario

Lumières se baissent dans la salle et s’allume sur le devant, signal de départ. Brouhaha de départ très fort, tout le monde se dispute avec des grands gestes:

Marion : télécommande, Les quatre personnes en débat se figent, monte les escaliers

Manu : slide de départ puis vient devant l’écran, utilise son pointeur pour indiquer où est quoi pendant que Marion parle

Se retourne et redescend

Se place à côté de Manu. Télécommande, les acteurs se réaniment

Président voix off

Monsieur Archetto : Il est important de peser le pour et le contre avant de prendre notre décision. J’invite Mme Schadegg à considérer la création d’une nouvelle faculté non pas comme un soin palliatif pour un malade en fin de vie, mais plutôt comme la possibilité d’optimiser le dynamisme et la visibilité des sciences sociales.

Monsieur Kemp : Je suis tout à fait d’accord avec M. Archetto. Ce projet est réfléchi en amont depuis un temps considérable. Il s’agit de redynamiser les sciences économiques autant que les sciences sociales, et il serait souhaitable que Mme Schadegg et Mme Paggi sachent faire preuve d’une forme jusque là défaillante de lucidité à cet égard.

Madame Schadegg : M. Kemp parle de lucidité défaillante là où la sienne seule fait défaut. Regrouper les Sciences économiques et sociales dans une seule faculté est une particularité genevoise depuis les agencements visionnaires d’un William Rappaz. Prononcer le divorce du social et de l’économie, c’est amplifier la spécialisation. Le savoir a besoin d’une pensée globale.

Monsieur Archetto : Je ne suis pas d’accord avec Mme Schadegg. Comme l’a dit M. Kemp il s’agit de redonner dynamisme et visibilité aux deux disciplines, et non de sombrer dans la nécrose disciplinaire. Il y a d’un côté les partisans de l’ouverture, qui donne à l’Université de Genève la chance d’être une institution forte et compétitive, de l’autre quelques partisans de l’inertie. Je laisse les seconds à leur conservatisme et me range avec M. Kemp du côté de l’ouverture.

Monsieur Kemp : Depuis le départ, les accusations des opposants au projet ont créé un climat inconfortable dans les corridors qui sont devenu lieu de commérages, pour ne pas dire de conspiration. Nous ne sommes pas à la botte des milieux financiers. Intéressez-vous donc à ce que nous faisons. Cette méconnaissance mutuelle révèle l’ampleur d’un fossé que les partisans d’un statu quo insatisfaisant ont creusé par eux-mêmes.

Madame Schadegg : Voilà bien les arguments creux de ceux qui n’en ont pas pour défendre un projet qui n’en est pas un.

Monsieur Kemp : Se lève les mains tremblantes, lance le verre d’eau et s’assied soulagé en maintenant un regard accusateur

verre d’eau

Archetto se lève pour ceinturer Kemp

Madame Paggi : Schadegg et Kemp tirent les deux tables pour la laisser passer au millieux Affirmer un projet académique dans une faculté bicéphale est des plus délicats. Permettre la scission donne la possibilité de réaffirmer deux projets facultaires distincts. William Rappaz, a affirmé l’importance de garder les disciplines proche. Cette volonté n’est pas trahie par le projet. La création en sciences de la société d’un pôle d’économie sociale permet de maintenir une pensée de l’économie dans la nouvelle Faculté. Elle permettrait aussi de créer une passerelle entre les Facultés de manière à encourager les collaborations interfacultaires, en gardant des domaines de compétences distincts. Je vous invite donc à voter la scission, non de l’économique et du social, mais d’une structure trop grande.

Président : voix off

Slide du débat final avec le contenu en évidence avec l’explication du graphique Nom des acteurs en bas, avec remerciement au metteur en scène

Matériel

Organisation de la scène





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